Machines à calculer28/02/06 Pour illustrer l'histoire du calcul mécanique, l'association pour le musée international du calcul, de l'informatique et de l'automatique de Valbonne Sophia Antipolis (Amisa
Cette « exposition virtuelle » a pour objectif la mise en valeur du patrimoine de l'Amisa. Elle propose, quand cela est possible, des explications sur le fonctionnement des machines présentées (modes d'emploi, séquences vidéo, simulations...). Les objets sont classés ici dans l'ordre chronologique.
Un jeu de six famillesUne autre façon de présenter les objets pourrait être de les regrouper en six grandes catégories, énumérées ci-dessous. 1. Les systèmes qui reposent sur la manipulation plutôt que sur une numération écriteLa première façon de calculer, la plus naturelle, utilise les dix doigts de la main ; c'est probablement là l'origine du système décimal. Au-delà des doigts, la mémoire des nombres a été conservée sous la forme de petits cailloux (calculi en latin, d'où le terme calcul), de nœuds sur des ficelles multicolores (le quipu des incas L'idée de fixer les jetons dans des glissières permit de construire des abaques portables 2. Les systèmes basés sur la numération écrite et les tables de multiplicationAu 17e siècle, John Neper (ou Napier), mathématicien écossais, mit au point des bâtons Des variantes, utilisant par exemple des feuillets 3. Les règles à calcul, basées sur les logarithmesLe logarithme d'un produit est égal à la somme des logarithmes de chaque facteur du produit. Une règle, graduée en échelle logarithmique, permet donc de transformer des multiplications en additions et des divisions en soustractions. L'ancêtre de la règle à calcul est la règle logarithmique proposée en 1624 par Edmund Gunter (1581-1626). Celui-ci y avait reporté des segments de longueur proportionnelle aux logarithmes des nombres ; les multiplications et divisions se faisaient à l'aide d'un compas. William Oughtred (1574-1660) proposa vers 1630 de reporter la même échelle sur deux règles disposées l'une à côté de l'autre. La réglette centrale coulissante, qui fut utilisée sur la plupart des règles jusqu'aux environs de 1970, fut imaginée en 1657 par Seth Patridge. De nombreuses règles à calcul furent fabriquées pour des usages spéciaux, telle la règle de Routledge Pour accroître la précision, M. Péraux de Nancy imagina une règle à deux réglettes L'utilisation des graduations logarithmiques donna aussi naissance à des cercles de calcul, tels que l'arithmographe Gattey 4. Les additionneurs mécaniquesLa machine arithmétique de Caze L'additionneuse Lapeyre L'additionneur de Webb L'arithmographe Clabor 5. Les multiplicateurs mécaniquesEn plus des additions et des soustractions, l'arithmographe de Léon Bollée 6. Les machines électromécaniquesLes calculs statistiques nécessaires à l'activité économique sont traités à l'aide de trieuses de cartes perforées
Ce document ne prétend pas retracer une histoire complète des machines à calculer. Manquent en particulier la machine de Pascal, ou Pascaline, et celle de Leibniz, dont l'Amisa ne possède pas d'exemplaire. Pour en savoir plus, on pourra par exemple lire le texte de Jean Vuillemin Les langages numériques |