De la recherche

Des réseaux de capteurs pour lutter contre l’abus de pesticides

Le respect de l'environnement est devenu une préoccupation majeure de notre société. En agronomie, la protection biologique intégrée s'inscrit dans cette perspective. Détecter automatiquement et de manière précoce des bioagresseurs dans les cultures sous serre sans pesticides, tel est le défi dont nous parle Sabine Moisan dans cet épisode du podcast audio.


Lutter contre les insectes prédateurs et autres champignons dans les cultures sous serre tout en respectant l'environnement, c'est l'objectif que s'est fixé le projet Bioserre, coordonné par Sabine Moisan, chercheuse dans l'équipe PULSAR de l'INRIA.

Pour protéger les cultures sous serre, les agronomes utilisent actuellement la protection biologique intégrée, une méthode qui vise à minimiser le recours aux pesticides au profit des méthodes biologiques. Cela consiste à introduire dans les cultures des biodéfenseurs (en général, les prédateurs des bioagresseurs) qui vont empêcher la multiplication des ravageurs. Mais cette méthode de protection n'est efficace que si l'on détecte assez tôt les bioagresseurs dans les serres. C'est à ce moment qu'interviennent les informaticiens. Comment ? En mettant au point un prototype de système automatique de surveillance qui montre en temps réel l'état biotique d'une serre.

Regroupant des chercheurs aux compétences multi-disciplinaires, le projet Bioserre développe de nouvelles méthodes pour la détection précoce et in situ des bioagresseurs en se basant sur l'analyse et l'interprétation de scènes vidéo multi-capteurs.

Écoutez l'interview en MP3.

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