L'informatique et Internet peuvent-ils permettre de réduire notre empreinte écologique ? Ou au contraire la font-ils empirer ? Quelle place pour l'informatique sur une planète en équilibre, où toutes les ressources seraient renouvelées ?
Peut-on définir un mode de pensée spécifique à l'informatique ? La pensée informatique est présentée ici comme un ensemble d'attitudes et de connaissances universellement applicables, que nous gagnerions toutes et tous à apprendre et à maîtriser.
Avec le développement d’Internet, la numérisation d’œuvres écrites, d'images ou de sons s'est rapidement généralisée. Ce phénomène a des conséquences économiques et sociales importantes. Beaucoup d’internautes consomment ces biens informationnels sans les payer et mettent ainsi le marché correspondant devant ses défaillances...
L'évolution des technologies de l'information a des répercussions considérables sur notre société. De nouveaux défis, mais aussi des conflits, ont émergé. Ces technologies soulèvent notamment de nombreuses questions inédites en termes de droit. Très différents, les deux mondes — juridique et informatique — doivent apprendre à coexister. Voici un état des lieux des rapports qu'ils entretiennent.
Comment s'articulent calculer et penser ? Ce sujet - ou l'une de ses déclinaisons - est proposé à la réflexion des élèves de terminale en cours de philosophie. L'occasion ici d'une petite promenade en compagnie de quelques philosophes et scientifiques.
N'avez-vous jamais entendu dire : « Pas besoin d'apprendre l'informatique, cela s'apprend tout seul ! » ou alors : « Apprendre l'informatique, ça n'apporte rien » ?
C'est bien la mixité des genres qui a aidé à créer la mixité des idées et l'ouverture... dans tous les domaines des sciences et dans la société en général. Alors osons l'affirmer, l'informatique n'est pas qu'une « affaire de mecs » !
Quatrième volet de notre collection d'idées reçues.
Les métaphores sont tentantes. Qui n’a ainsi jamais pensé : « Si notre cerveau fonctionnait comme un ordinateur, l’esprit en serait le logiciel et les neurones le matériel » ? En nous appuyant sur les travaux de John Searle, grand philosophe du langage et de l'esprit, réfléchissons aux liens que nous faisons entre cerveau et ordinateur, afin d'esquisser une réponse à cette question.
« Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents ! ». C'est ce que postule Michel Serres lors de la conférence qu'il a donnée à Lille à l'occasion des 40 ans de l'INRIA.
La numérisation qui se généralise avec les réseaux rend possible un nouvel âge industriel qui rompt avec le modèle qui reposait sur les oppositions entre producteur et consommateur, client et fournisseur, concepteur et usager. Tel est le point de vue de Bernard Stiegler, qu'il expose dans cette conférence donnée à l'occasion des 40 ans de l'INRIA.
Variabilité, limite, stabilité : en informatique, il y a plusieurs façons de donner du sens à ces termes, que l'on considère les technologies, la programmation, ou la théorie du calcul. Quelques pistes de réflexion...
Plus d’un million d’électeurs utiliseront des ordinateurs de vote en France en 2007. Ces machines sont introduites dans les bureaux de vote pour améliorer la procédure électorale. Pourtant, les ordinateurs de vote ne sont pas sans poser de graves questions démocratiques. Sous couvert de modernité et de fiabilité, ces machines peuvent jouer de mauvais tours. De nombreux pays étrangers en ont déjà fait les frais.
L'ensemble des pages web disponibles constitue une base d'informations
que nous apprenons à parcourir, à exploiter et même à truquer... en utilisant les moteurs de recherche, et les particularités des algorithmes qu'ils mettent en œuvre.
Cette installation immersive d'Olivier Perriquet, produite par le Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains, utilise une technologie de modélisation vidéo conçue et développée dans une équipe de recherche. Texte et vidéo vous invitent à vous y plonger...
La dématérialisation, sous forme de logiciels, des éléments critiques de la technologie est une occasion exceptionnelle pour les pays en développement, car l'économie de l'immatériel leur est bien plus accessible que l'économie du matériel. Encore faut-il s'y adapter par des structures appropriées. Les logiciels libres en sont un exemple.
Autrefois, les théories étaient dans les cerveaux et sur les feuillets des chercheurs.
Aujourd’hui, on les trouve aussi dans les ordinateurs. Qu’est-ce que cela signifie ?
Que représentent la modélisation et la simulation dans la pratique de la recherche scientifique ?
Quel rôle les scientifiques doivent-ils tenir dans les affaires de la
cité ? Doivent-ils être des « scientifiques engagés » ou alors se
consacrer exclusivement à la science en laissant les affaires de la
cité à d'autres ?
Une question fondamentale pour la communauté de la recherche, et plus particulièrement pour quelqu'un qui s'occupe de réussir le transfert des résultats de la recherche, est de comprendre, au-delà des clivages idéologiques, en quoi la dynamique du logiciel libre et ouvert facilite la création d'un dialogue permanent entre recherche, industrie et société.
Dans cette conférence, donnée à l'École Polytechnique le 1er décembre 2005, Michel Serres aborde les nouvelles technologies sous un angle original, en questionnant ce qu'elles apportent de nouveau.